Les ministres de l’Énergie de la CEDEAO adoptent une directive régionale sur les systèmes de stockage d’énergie par batteries (BESS) et les autres technologies de stockage de l’énergie

Accra, Ghana, du 20 au 22 octobre 2026 – Les ministres de la CEDEAO chargés de l’Énergie ont adopté la directive régionale relative au déploiement des systèmes de stockage d’énergie par batteries (BESS) et des autres technologies de stockage de l’énergie, lors de leur réunion tenue à Accra, au Ghana. Cette directive établit un cadre commun pour soutenir le déploiement des BESS et des autres technologies de stockage de l’énergie en Afrique de l’Ouest, renforcer la flexibilité et la fiabilité des systèmes électriques et permettre une plus grande intégration des énergies renouvelables.

Le CEREEC a participé à la réunion des experts, tenue les 20 et 21 octobre, ainsi qu’à la réunion ministérielle qui a suivi, le 22 octobre, afin de présenter la directive et de contribuer à son examen et à son adoption.

La délégation du CEREEC était conduite par son Directeur exécutif, M. Gibson Obasi, et comprenait Dr Mawufemo Modjinou, Directeur des programmes par intérim, chargé des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, du développement de projets et de la mobilisation des fonds ; M. Guei Kouhie, Chargé de programme pour les technologies des énergies renouvelables ; et M. Mahmoud N’daw, Conseiller en énergies renouvelables.

Le stockage de l’énergie joue un rôle de plus en plus important dans la résolution des défis auxquels sont confrontés les systèmes électriques ouest-africains, notamment la hausse de la demande, la variabilité de la production d’énergie renouvelable et l’instabilité des réseaux électriques. Les technologies de stockage de l’énergie étant devenues des solutions compétitives, le stockage de l’électricité en vue de son utilisation au moment opportun peut contribuer à équilibrer l’offre et la demande, à assurer la régulation de la fréquence, à gérer la congestion des réseaux et à fournir d’autres services au réseau, tout en améliorant la fiabilité de l’approvisionnement en électricité.

La directive fournit des orientations pour les applications raccordées au réseau et les applications hors réseau. Elle définit des mesures à l’échelle régionale et nationale visant à faciliter les projets de stockage de l’énergie et préconise l’élaboration de réglementations et d’instruments appropriés, ainsi que la mise en place de conditions plus claires pour les investissements et la participation aux marchés de l’électricité.

Ses dispositions portent notamment sur les responsabilités institutionnelles aux niveaux régional et national, l’intégration technique, l’octroi des licences, la participation au marché, la tarification, les marchés publics et les incitations à l’investissement. Le cadre intègre également les considérations de genre et des exigences relatives à la gestion sécurisée, au démantèlement, au réemploi, au recyclage et à l’élimination des batteries.

À l’issue des délibérations sur la directive, les 20 et 21 octobre 2026, les experts ont validé le texte révisé et recommandé son adoption par les ministres. Le 22 octobre 2026, lors de la réunion ministérielle, les ministres chargés de l’Énergie ont adopté la directive, marquant ainsi une étape importante vers une approche coordonnée du développement du stockage de l’énergie en Afrique de l’Ouest. Elle constitue une base permettant aux États membres d’établir les mesures nationales nécessaires pour soutenir le déploiement de ces technologies, tout en favorisant la cohérence avec l’évolution du marché régional de l’électricité.

Le CEREEC poursuivra sa collaboration avec la Commission de la CEDEAO, les États membres, le Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (WAPP), l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la CEDEAO et les autres partenaires afin de soutenir la mise en œuvre de la directive et de promouvoir des services énergétiques fiables et durables aux niveaux national et régional dans toute l’Afrique de l’Ouest.